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Chapitre 4.   Qui était derrière la société panaméenne ROBUR Corporation ?

Les sociétés Offshores ont pour but d'éluder l'impôt et dissimuler de l'argent noir.

 

C’était effectivement le cas de la société offshore ROBUR Corporation, établie à Panama, sous registre 117618.

Et  le manque à gagner pour le fisc belge que Robur Corporation a permis d’éluder atteint des sommes considérables, on peut parler de l’une des plus importantes fraudes en Belgique.

 

Cette structure est constituée de "Nominee Directors" et de "Nominee Shareholders", les hommes de paille. Pour ROBUR, ceux-ci étaient : Robert RECKINGER Président de la Banque de Luxembourg, Marc WEINAND et Emile VOGT (ces 2 derniers cadres de la Banque de Luxembourg). Le vrai propriétaire de la société ROBUR Corporation  possède un contrat de bénéficiaire économique qui est un document rédigé sous seing privé. Sans information interne, il est généralement impossible de remonter aux donneurs d'ordre réels.

 

C’est Marcel DEGROOF qui était derrière ROBUR, pour preuve la procuration signée de sa main.

 

Et lors de  l’acte passe en 1970 (voir chapitre 3), Marcel Degroof apparait au travers de cette structure « offshore » lors de l’augmentation du capital de Mupagemo (société holding de la Banque Degroof) mais également comme représentant de la société IMOFIG, filiale de la Banque Degroof qui souscrit pour un groupe qui ne veut pas dévoiler son identité, une opération très opaque.

 

Sur la procuration, il est indiqué : « fait à Panama », pays ou Marcel Degroof n’a jamais mis les pieds, ce qui en fait un faux document.

 

Il s'agit d'un fait grave car il a utilisé la Banque Degroof pour réaliser des opérations illégales à des fins personnelles et comme on le verra dans les chapitres suivants, d'autres opérations nébuleuses seront mises en lumière.

 

Ces opérations ont été couvertes par des administrateurs de Mupagemo de l’époque (voir liste chapitre 3) au-dessus de tous soupçons qui étaient directeurs honoraires du ministère des finances et donc proches du pouvoir, on peut appeler cela « des protections »

 

Dans un article paru dans le journal « L’Echo » du 28 juin 2013, Regnier Haegelsteen déclare n’avoir aucune idée de la structure du capital de Mupagemo, c’est difficile à croire car il possédait 559,6 actions de Mupagemo dont il était administrateur et était présent en 1998 lors de l’acte de dissolution de Mupagemo qui transforma la Banque Degroof  de société en commandite simple en société anonyme. Il est donc impensable qu’il ne sache pas qui était actionnaire majoritaire de Mupagemo et donc le véritable propriétaire de la Banque Degroof alors qu'il faisait partie du conseil d'administration et de son actionnariat.

Dans un article publié sur le site "Mediattitudes" 2 banquiers "égarés" à Panama, à nouveau Regnier Haegelsteen ne se souvient plus. De tels trous de mémoires pour un banquier...

 

En 1998, la majeure partie du capital de la Banque Degroof a changé de mains, les acheteurs furent entre autres Regnier Haegelsteen, Alain Philippson, Alain Siaens et Alain Schockert qui sont dans le management de la Banque depuis 30/40 ans.

 

Etant donné qu’une structure offshore détenait ces actions ; elles ont probablement été blanchies. Par quel mécanisme ? Et Quand ?

 

Dans les prochains chapitres, je préciserai exactement la part qui était détenue par les structures offshores panaméennes dans le capital de la Banque Degroof.

 

La structure Mupagemo comme actionnaire unique de la Banque Degroof fut abandonnée probablement à cause de son passé très trouble…

 

Voici la preuve officielle démontrant l’implication de Marcel Degroof dans ROBUR, la procuration est signée par Marcel Degroof :