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Chapitre 5.   Conflit avec Marcel Degroof

En 1969, mon grand-oncle Jean Degroof décéda alors qu’il était toujours directeur de la Banque Degroof (à cette époque Banque Jean Degroof &  Cie). Il y avait 2 héritiers : mon grand-père Jules Degroof et ma grande tante car Jean n’avait pas d’enfant. L'héritage etait principalement composé de 20% de parts dans la banque et d’actions Mupagemo qui détenait 60% de celle-ci. Jules fit immédiatement don des actions Mupagemo à ses 2 fils : Jean-Francois et Marcel.

 

En mars 1991, mon père décéda quelques jours avant mon grand-père.

 

Je fus surpris de constater qu'il n'y avait plus d'action de mon père ni de mon grand-père de la Banque Degroof dans leurs patrimoines.

 

Quelques mois plus tard, je découvris que mon oncle Marcel Degroof s’était arrangé en 1969 pour obtenir un mandat de la part de son propre père (mon grand-père) afin de liquider la succession de Jean Degroof le banquier. La découverte de ce mandat totalement injustifié m’intrigua et fut la pierre angulaire de mes recherches.

 

Mes investigations me conduisirent à prendre un avocat qui exigea une reddition de compte  de Marcel Degroof qui, contraint et forcé légalement de se justifier, me raconta une première version à dormir debout qui ne fut étayée par aucun élément probant.

 

Histoire qui  fut formellement contredite par un témoin privilégié de l’époque à savoir ma propre mère qui était présente lors de la découverte du patrimoine de Jean Degroof en 1969. Marcel Degroof décida alors de raconter une version totalement différente et plus proche de la vérité.

 

Mais je n’ai jamais été convaincu par les explications de Marcel Degroof car il refusait catégoriquement de fournir les preuves inhérentes à ses affirmations sous prétexte de clause stricte de confidentialité impliquant des tiers. Les actions de mon père avaient été vendues et je devais croire sur parole que le prix payé était juste et l'acheteur devait rester anonyme ! La banque Degroof avait reçu un mandat pour les vendre et toucha même une commission !

 

Néanmois j’avais  pu démontrer clairement qu’il y avait eu malversation car il manquait de l'argent. Mais j’ai dû mettre fin au conflit pour des raisons que j’expliquerai plus tard.

 

Récemment j’ai découvert dans le livre « une saga belge » écrit par Alain Siaens (administrateur et actionnaire de la Banque Degroof) à la page 293, ce que mon oncle Marcel Degroof m’avait caché, à savoir que la convention de vente des actions de mon père comprenait un droit de préemption !

 

Je cite : Une Saga belge - Alain Siaens - page 293 (si le pseudonyme "Deschat" est utilisé, il ne fait aucun doute qu'il s'agit bien de la famille Degroof)

 

« Il fallut pour s’en acquitter (il fait allusion aux droits de succession) céder la majorité du capital à la sous-filiale du grand holding belge, mais avec un élastique, c’est-à-dire un droit de préemption selon la même formule de calcul que celle du prix de vente. Cette opération resta totalement secrète jusqu’à ce que 18 ans plus tard, le holding décide de vendre ses titres que les associes rachetèrent à travers leur société commanditaire en exerçant le droit de préemption sagement prévu. Sinon l’autonomie de la banque eut été compromise »

 

Le grand holding belge était la Société Générale de Belgique et la sous-filiale qui était l’acheteur des actions, une filiale de la Société Générale de banque…offshore !

 

Il s'agissait donc d'un contrat de portage, comme en 1970 lorsque IMOFIG, filiale de la Banque Degroof souscrit des nouvelles actions Mupagemo pour un groupe pour lequel elle se portait fort ...

 

J’ai donc pris contact avec Alain Siaens qui m’a renvoyé vers Alain Philippson actionnaire et Président du conseil d’administration de la Banque Degroof. Je voulais évidement savoir qui avait préempté les actions de mon Père a son insu. Mais il n’a pas voulu m’éclairer..

 

Ceci dit en 1988, il y eut plusieurs évènements importants :

 

- la constitution de la société Degroof Management qui détenait au terme de cette année des actions Mupagemo;

 

- c’est l’année de retour des actions Mupagemo de mon père vendues en 1973 et préemptées par quelqu’un d’autre à son insu;

 

- c’est l’année ou Mupagemo devint l’actionnaire unique de la Banque Degroof;

 

 

Derrière cette façade ou l’éthique et la morale sont les gages de la confiance d’une banque, des délits financiers ont été commis, des actions ont été blanchies. Ceux qui savent ont fermés les yeux par intérêt, lâcheté et/ou opportunisme alors qu’ils étaient tous censés dénoncer ces faits !